Zakat al-fitr (dépliant)


51394 512x512 adobe photoshop pdf icon

Zakat al-fitr (l'aumône de la rupture)
Chapitre de l'aumône de la rupture extrait du livre « La jurisprudence simplifiée »
Télécharger (recto/verso)



L’aumône de la rupture est obligatoire pour tout musulman, d’après ce qu’a rapporté Ibn Omar, qu’Allah les agrée, qui a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a prescrit l’aumône de la rupture de Ramadan : un sa’ de dattes ou un sa’ d’orge, pour le libre et l’esclave, l’homme et la femme, l’adulte et l’enfant, parmi les musulmans. »

بسم الله الرحمن الرحيم

L’aumône de la rupture (Zakat al-Fitr) est appelée ainsi car elle est obligatoire au moment de la rupture de Ramadan. Elle n’a pas de lien avec l’argent, mais elle est seulement liée à la personne. C’est donc une aumône sur l’âme et le corps.


SON JUGEMENT ET LA PREUVE DE CELA


L’aumône de la rupture est obligatoire pour tout musulman, d’après ce qu’a rapporté Ibn Omar, qu’Allah les agrée, qui a dit : « Le Messager d’Allah a prescrit l’aumône de la rupture de Ramadan : un sa’ de dattes ou un sa’ d’orge, pour le libre et l’esclave, l’homme et la femme, l’adulte et l’enfant, parmi les musulmans. » [1]


SES CONDITIONS ET CEUX POUR QUI ELLE EST OBLIGATOIRE


L’aumône de la rupture est obligatoire pour tout musulman, adulte ou enfant, homme ou femme, libre ou esclave, d’après le hadith précédant d’Ibn Omar, qu’Allah les agrée.

Il est recommandé de la sortir pour le fœtus si l’âme lui a été insufflée. Et c’est celui qui a atteint quatre mois. En effet, les prédécesseurs la sortaient pour lui, comme cela est confirmé de Othman et autre que lui.

Il est obligatoire [pour l’homme] de la sortir pour lui-même ainsi que pour ceux qui sont à sa charge, parmi les épouses et les proches. Il en est de même pour l’esclave, l’aumône de la rupture est une obligation pour son maître, d’après la parole du Prophète ﷺ : « Il n’y a pas d’aumône pour l’esclave, en dehors de l’aumône de la rupture. » [2]

Enfin, elle n’est obligatoire que pour celui qui possède des denrées supplémentaires à ses besoins indispensables et à ce qui est nécessaire pour lui et les personnes à sa charge, le jour de l’Aid et sa nuit, lui permettant de s’acquitter de cette aumône.

L’aumône de la rupture n’est donc obligatoire que sous deux conditions :

  1. L’Islam : elle n’est donc pas obligatoire pour le mécréant.
  2. La présence de denrées supplémentaires à ses besoins essentiels et à ce qui est nécessaire pour lui et sa famille le jour de l’Aid et sa nuit.

LA SAGESSE DE SON OBLIGATION


Parmi les sagesses de l’obligation de l’aumône de la rupture, il y a :

  1. La purification du jeûneur de ce qu’il aurait pu prononcer durant son jeûne, comme paroles fausses et propos honteux.
  2. Le fait de permettre aux pauvres et aux nécessiteux de ne pas avoir besoin de mendier le jour de l’Aid et de les rendre joyeux, afin que l’Aid soit un jour de joie et de gaieté pour toutes les classes de la société. Cela est confirmé d’après le hadith d’Ibn Abbas, qu’Allah les agrée, qui a dit : « Le Messager d’Allah a prescrit l’aumône de la rupture. C’est une purification pour le jeûneur des paroles fausses et des propos honteux et c’est une nourriture pour les pauvres. » [3]
  3. Une manifestation de la reconnaissance du bienfait d’Allah sur le serviteur qui a terminé le jeûne et la prière de nuit du mois de Ramadan, et qui a fait ce qui lui fut possible comme œuvres pieuses durant ce mois béni.

LA MESURE OBLIGATOIRE ET CE QUI DOIT ÊTRE VERSÉ


La [mesure] obligatoire de l’aumône de la rupture est d’un sa’ [4] d’une des denrées communes des gens du pays comme le blé, l’orge, les dattes, les raisins secs, al-aqit [5], le maïs ou autres [6].Cela est confirmé du Prophète ﷺ dans les hadiths authentiques, comme le hadith précédant d’Ibn Omar, qu’Allah les agrée.

Il est permis à un groupe de donner leur aumône de la rupture à une seule personne. De même qu’une personne peut donner son aumône à un groupe.

Il n’est pas valide de verser le montant de la nourriture, car ceci est contraire à ce que le Messager d’Allah ﷺ a ordonné. Cela est aussi contraire à la pratique des compagnons. En effet, ils la versaient d’un sa’ de nourriture. De plus, l’aumône de la rupture est une adoration prescrite d’une nature spécifique qui est la nourriture. Il n’est donc pas valide de la verser d’une autre nature que celle spécifiée.


LE MOMENT DE SON OBLIGATION ET DE SON VERSEMENT


L’aumône de la rupture est obligatoire au coucher du soleil la veille de l’Aid, car c’est le moment où a lieu la rupture de Ramadan. Et il y a deux temps pour son versement : un temps méritoire et d’acquittement, et un temps de permission.

Le temps méritoire est à partir du lever de l’aube du jour de l’Aid jusqu’au moment qui précède l’accomplissement de la prière de l’Aid, d’après le hadith d’Ibn Omar, qu’Allah les agrée, qui a dit : « Le Prophète ﷺ a ordonné l’aumône de la rupture avant que les gens sortent à la prière. » [7]

Le temps de permission est avant l’Aid d’un ou deux jours, d’après ce qu’ont fait Ibn Omar et d’autres parmi les compagnons.

Enfin, il n’est pas permis de la retarder après la prière de l’Aid. S’il la retarde, c’est une aumône parmi les aumônes. Et il est dans le péché pour ce retard, d’après la parole du Prophète ﷺ : « Quiconque la verse avant la prière alors c’est une zakat acceptée. Et quiconque la verse après la prière alors c’est une aumône parmi les aumônes. » [8].


Source : « La jurisprudence simplifiée à la lumière du Livre et de la Sounna » préparé par un groupe de gens de science sous la supervision du Cheikh Salih Ibn Abdil’Aziz Ali Cheikh


k11265037 Traduit et publié par an-nassiha.com


Notes de bas de page :

[1] Rapporté par Al-Boukhari (1503) et Muslim (984).

[2] Rapporté par Al-Boukhari (982) - (10).

[3] Rapporté par Abou Daoud (1609), Ibn Majah (1827), Al-Hakim (1/409) qui l’a authentifié, An-Nawawi l’a jugé bon dans al-majmou’ ainsi qu’Al-Albani dans sahih ibn Majah (1492).

[4] Ndt. : Le sa’ est un volume dont le poids varie selon les aliments. Il est préconisé de l’évaluer à trois kilogrammes comme l’a mentionné l’éminent Cheikh Abdul’Aziz Ibn Abdillah Ibn Baz, qu’Allah lui fasse miséricorde. Et pour chaque personne, le sa’ doit être versé d’un seul et même aliment.

[5] Al-aqit : c’est du lait fermenté, sec et dur. Il est fait à partir du lait de beurre.

[6] Ndt. : Cela varie selon les pays. En ce qui concerne les musulmans en France, les denrées communes sont par exemple le riz, les pâtes, le couscous, la farine et autres.

[7] Rapporté par Al-Boukhari (1503) et Muslim (984).

[8] Rapporté par Abou Daoud (1609), Ibn Majah (1827) du hadith d’Ibn Abbas (رضي الله عنهما) et Al-Albani l’a jugé bon dans al-irwa (843).


Mots-clés: Dépliants

  • 000-dhou-al-hijja
  • 001-dhou-al-hijja
  • 002-dhou-al-hijja
  • 003-dhou-al-hijja
  • 004-dhou-al-hijja
  • 005-dhou-al-hijja
  • 006-dhou-al-hijja
  • 007-dhou-al-hijja
  • 008-dhou-al-hijja
  • 009-dhou-al-hijja
  • 010-parmi-les-regles-du-sacrifice
  • 011-parmi-les-regles-du-sacrifice
  • 012-parmi-les-regles-du-sacrifice
  • 013-parmi-les-regles-du-sacrifice
  • 014-parmi-les-regles-du-sacrifice
  • 015-parmi-les-merites-du-jour-de-arafat
  • 016-parmi-les-merites-du-jour-de-arafat
  • 017-parmi-les-merites-du-jour-de-arafat
  • 018-parmi-les-merites-du-jour-de-arafat
  • 019-parmi-les-merites-du-jour-de-arafat