Réponse à ceux qui accusent les salafis de restreindre la critique à l'éloge à quelques machaikh


Réponse à ceux qui accusent les salafis de restreindre la critique à l'éloge à quelques machaikh
Cheikh Abdullah Ibn AbdirRahim Al-Boukhari

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Question : 
Le questionneur dit : qu’Allah vous préserve, quelle est la réponse à ceux qui accusent les salafis de restreindre la science ou plutôt la critique et l’éloge à trois ou quatre machaikh qu’ils ne délaissent pas. Quelle est donc la réponse à cela ? Qu’Allah vous préserve.

Réponse :

Au nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. La louange est à Allah et que la prière et le salut d’Allah soient sur le Messager d’Allah ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

Premièrement, nous disons : Ils sont comparables à leurs prédécesseurs dans cela. Ils rapportent ce genre de parole de façon à dénigrer, rabaisser, se moquer et sortir du sentier et de la voie des gens de science. Ils jettent de la poudre aux yeux laissant penser qu’ils recherchent la vérité alors qu’en réalité ils dénigrent les gens de la vérité et il n’y a de force et de puissance qu’en Allah.

Cependant, si quelqu’un a été touché par cette ambiguïté, c’est lui qui est visé par cette réponse et non le partisan des passions, celui qui cherche à encrer cette pensée, celui qui la défend ou celui qui y appelle et la propage. Ceux-là, tu n’as aucune domination sur eux et il est possible que les passions aient pénétré chez certains d’entre eux au point de ne laisser aucune articulation sans y pénétrer.

Deuxièmement, qui a dit que ceux qui se prononcent sur ce sujet ne sont que trois, quatre, cinq ou six ? Personne ne dit cela et cela ne provient d’aucun des machaikh et des savants auxquels ils font allusion dans cette parole. L’un d’entre eux a-t-il dit de ne prendre que d’untel, untel et untel ? C’est une calomnie sans aucun doute, aucun d’entre eux n’a prétendu cela ni ne l’a défendu.

Par contre, la question qui se pose d’elle-même concerne ceux qui demandent pourquoi vous restreignez la parole sur les individus, les gens des passions et les opposants à quatre personnes ou autres. Ceux-là, ne s’appuient-ils pas dans leurs avis et leurs choix également sur les individus et ceux qui sont critiqués ou complimentés, seulement sur la parole de Zayd, ‘Amr, Bakr ou Khalid en restreignant sur des personnes bien précises en ne prenant que d’eux seulement ?! Lorsqu’un sunni salafi vient à eux et leur dit : « Nombre de gens de science ont mis en garde contre untel et ont éclairci son erreur. » ; immédiatement, ils se précipitent à répondre et à extérioriser ce qu’ils dissimulaient : « Mais cheikh untel a fait ses éloges, mais cheikh untel n’a pas parlé sur lui, mais cheikh untel, untel et untel… ». Tu verras qu’ils tournent autour de ces noms pour chaque un nom qui est rejeté et il n’y a de force et de puissance qu’en Allah. En réalité, ils sont tombés dans ce dont ils accusent les autres et ils sont d’avantage concernés parce qu’ils mentionnent sur leurs frères ou pour critiquer leurs frères parmi les gens de la Sunna, et c’est eux qui sont réellement ainsi.

Troisièmement, celui qui analyse l’histoire et la biographie des imams depuis les premiers temps s’apercevra que ceux parlant sur les individus à chaque époque et en chaque endroit sont quelques-uns, ils ne sont pas nombreux à la base et ce malgré les différentes époques et le temps qu’il y a entre elles. C’est pour cela que si tu reviens aux livres de biographie par exemple, tu trouveras que les noms des rapporteurs qui rapportent les hadiths et sont mentionnés dans les chaînes de transmission sont des dizaines de milliers d’hommes. Je veux dire dans les chaînes de l’Islam comme les deux recueils authentiques, les six livres et les différentes sortes de recueils (massanid, ma’ajim, moussanaffat, koutoub az-zawaid et autres). Tu trouveras des dizaines de milliers d’hommes et de rapporteurs.

Ensuite, si tu regardes dans les livres de biographie traitant de la situation de ces rapporteurs, en terme de critique et d’éloge, tu trouveras que la majorité des paroles que rapportent les savants dans la biographie de ces rapporteurs tourne autour d’un nombre de noms limité: Al-Boukhari, Ibn Abi Hatim, Abou Hatim, Abou Zour’a, Darouqoutni, Ibn Ma’in, untel et untel. Les paroles des savants tournent autour d’eux dans la critique et l’éloge, un petit nombre par rapport aux dizaines de milliers. Il n’est pas possible que tu trouves dans une biographie parmi les biographies détaillées dans les livres écrits sur les biographies des individus considérées comme détaillées… ; prend si tu veux tahdhib al-kamal, ou alors siyar a’lam an-noubala, ou bien si tu souhaites élargir encore plus avec l’histoire de Bagdad, l’histoire de Damas ou autres. Je parle de ceux parlant sur le rapporteur, sur l’homme dont la biographie est faite.

Prend donc les livres développés, tu ne trouveras pas, et ce même si tu dénombres tout ce qu’il y a dans le livre, c'est-à-dire que si tu prends la première biographie, puis la deuxième, puis la dixième, puis la centième, la deux-centième, la millième, etc. ; que tu dénombres les noms, par exemple, la biographie de Ahmad Ibn Muhammad ar-Razi, tu trouves sur lui la parole de Ahmad, d’untel et d’Ibn Ma’in, rassemble ces noms auprès de toi sur une feuille, Ahmad, untel, untel et untel ont parlé sur cette personne. Puis prend une autre biographie tu trouveras qu’Ahmad a parlé, Ibn Ma’in et peut-être rajouteront-ils Darouqoutni, qui n’a pas parlé dans la première mais a parlé dans la deuxième, et Ahmad n’a pas parlé dans la deuxième mais a parlé dans la troisième et ainsi de suite.

Si tu fais ceci, tu ne pourras même pas répertorier cent personnes, ceci n’est pas de l’exagération, et ce, sur ces dizaines de milliers plus ou moins, car comme je l’ai dit, les rapporteurs de hadiths, de sunan et de récits sont des dizaines de milliers. Et pourtant, ceux ayant parlé sur eux, sont les moins nombreux des gens. A chaque époque et période, un certain nombre parle puis cette époque s’écoule et d’autres parlent et ainsi de suite.

Je te donne un exemple : regarde le livre d’Al-Hafidh ad-Dhahabi, qu’Allah lui fasse miséricorde, qui est parmi ceux dont la parole est prise en considération dans la critique et l’éloge. Il a mentionné les classes des critiqueurs et un certain nombre de houffadh critiques ayant parlé sur les individus, que ce soient ceux ayant parlé sur tous les individus ou la majorité d’entre eux, ou sur certains ou beaucoup d’entre eux, de la manière dont il les a classés, qu’Allah lui fasse miséricorde, à travers les époques jusqu’à la sienne. Il a mentionné un certain nombre de savants parmi les critiqueurs dont la parole est prise en considération dans la critique et l’éloge. Leurs époques se suivent depuis les débuts jusqu’à son temps, c’est-à-dire environ huit siècles. Si tu regardes pendant huit siècles tu ne trouveras pas dans ce livre le grand nombre que tu pensais. Combien de personnes pensais-tu qu’il y avait dans un siècle ?! Et pourtant tu ne trouveras pas le grand nombre que tu pensais.

C’est pour cela, qu’Allah te bénisse, que ceux parlant, ayant connaissance de ce sujet, sont peu nombreux. Et nous voulons par tout ceci, qu’Allah te bénisse, que ceux ayant cette ambiguïté comprennent la réponse à celle-ci, et qu’ils ne soient pas comme des perroquets à répéter ce que dit Zayd ou ‘Amr parmi les gens. Et en contrepartie, il est obligatoire pour eux de se soumettre à la vérité et de dire la parole de vérité. Lorsque certains gens de science parlent sur une personne il est possible qu’au début il y ait de l’orgueil et du rejet, et ensuite les gens reviennent et il apparaît clairement à tous, même aux grands savants, la véracité de leur parole et l’authenticité de leur point de vue et de leur conclusion sur lui. Ne devons-nous donc pas reconnaitre que ceci est louable de leur part et ainsi reconnaître leur mérite et leur valeur.

Comme l’a dit l’érudit Al-Albani, qu’Allah lui fasse miséricorde et lui pardonne, lorsqu’il a écrit à notre cheikh, le cheikh Rabi’, qu’Allah le préserve : « Qu’Allah te récompense en bien notre frère Rabi’, tu nous as démontré l’ignorance de Sayyid Qotb concernant les fondements de la religion et ses branches. » ou une phrase dans ce sens, qu’Allah lui fasse miséricorde. Il a remercié le cheikh, et ceci prouve sa grande modestie et sa noblesse d’avoir attribué le mérite à ceux qui en sont dignes. « Tu nous as démontré » : c'est-à-dire que l’ignorance de cet homme concernant les branches et les fondements de la religion ne m’était pas apparue avant cela. Al-Albani ne s’est pas enorgueilli, il ne s’est pas entêté et n’a pas dit je suis plus savant, etc.

Et c’est ainsi qu’il est obligatoire pour nous d’être et c'est de cette manière que nous devons éduquer nos personnes. Nous devons nous soumettre à la vérité, accepter la parole de vérité, reconnaître le mérite des gens de mérite et la science des gens de science, et ne pas être derrière chaque grand diffamateur, grand colporteur de médisance, grand empêcheur du bien, transgresseur, grand pécheur, au cœur dur, et en plus de cela ignoble. Il est obligatoire pour nous d’accepter la vérité et de s’y soumettre.

Ceci est pour celui ayant une ambiguïté et qui recherche la vérité mais a été trompé, contrairement à celui qui a fondé cela, le défend ou propage ce genre d’ambiguïtés. Cette parole n’est pas pour eux, car les passions peuvent se propager chez l’un d’entre eux tout comme la rage se propage chez celui qu’elle a touché.

Nous demandons à Allah de nous accorder le salut et de nous préserver, et nous demandons à Allah de les guider ou bien de débarrasser la communauté de ces gens-là.

[Fin de la réponse de Cheikh Abdullah Ibn AbdirRahim Al-Boukhari, qu’Allah le préserve]


k11265037 Traduit et publié par an-nassiha.com